
Cher·es collègues,
Vous trouverez ci-dessous quelques informations issues de notre action syndicale académique et nationale, déterminé·es que nous sommes à porter la voix et les revendications des personnels administratifs et ITRF, titulaires et contractuel·les, pour toutes les catégories et métiers, quels que soient leurs lieux d’exercice, services, opérateurs et établissements.
1 – CSA ministériel du 26 janvier 2026
Quelle politique d’emplois administratifs et ITRF du MEN, des services et des établissements ?
Un état de sous‑administration maintenu…
… faute de créations d’emplois à la hauteur des besoins !
La direction ministérielle présentait lors de cette séance son projet de répartition des moyens en emplois prévu pour la rentrée scolaire 2026, pour les enseignant·es mais aussi pour l’ensemble des autres filières, dont les administratifs et les ITRF. Alors que la sous-administration de notre ministère a été objectivée par un rapport parlementaire paru en mai 2024, aucune mesure sérieuse n’est venue enrayer cette réalité.
Au niveau national, pour les EPLE et CIO (programme 141), aucune création d’emplois administratifs et ITRF n’est prévue pour la rentrée 2026 : on déshabille certaines académies (–30 emplois sur 10 académies) pour en rhabiller d’autres (+30 emplois sur 11 académies), avec 9 académies à effectifs constants. Pour notre académie de Besançon, le solde est de –2 emplois administratifs/ITRF dans les établissements scolaires, ce qui vient encore fragiliser des équipes déjà en sous‑effectifs.

Pour les services académiques (programme 214), au niveau national, 100 emplois sont créés mais leur répartition interacadémique n’a pas été communiquée lors du CSAMEN. Dans le même temps, la région académique Bourgogne–Franche‑Comté doit rendre 5 emplois, dont 2 liés à la fin de la gestion du Service national universel. Là encore, notre territoire est perdant : ces retraits viennent percuter de plein fouet des services déjà fortement sollicités, sans visibilité sur d’hypothétiques compensations.
S’ajoute à cela la poursuite du redéploiement des emplois informatiques ITRF au profit du national : pour la région académique Bourgogne–Franche‑Comté, ce sont –2 emplois ITRF supplémentaires en 2026, après déjà –2 en 2025. Cette politique de « redéploiement » consiste, concrètement, à affaiblir encore les équipes académiques qui peinent déjà à faire face à la charge courante, aux nouveaux outils, à la dématérialisation et aux projets nationaux.

Dans notre académie, ces décisions se traduisent par :
- des services et établissements qui restent en situation chronique de sous‑administration ;
- une charge de travail qui continue d’augmenter, sans moyens humains en face ;
- des conditions de travail qui se dégradent, alors même que les salaires indiciaires restent largement tirés vers le bas et que le point d’indice est de nouveau gelé pour 2026.
Pour le SNASUB‑FSU de Besançon, ces constats confirment la nécessité de revendiquer des créations massives d’emplois administratifs et ITRF dans les services et EPLE, pour en finir avec la sous‑administration, les sous‑effectifs et la dégradation de nos conditions de travail.
Pour approfondir, vous pouvez consulter le dossier national détaillé :
« Rentrée scolaire 2026 : les mesures en emplois administratifs et ITRF dans les services et EPLE » (tableaux et cartes académie par académie).
2 – Projet de transfert des secrétaires généraux d’EPLE aux collectivités
Pour nous, c’est toujours NON !
Une proposition de loi d’initiative sénatoriale, visant à « mettre la commande publique au service de la souveraineté économique », prévoit dans son article 5 le transfert des secrétaires généraux d’EPLE aux collectivités de rattachement des établissements. La FSU et le SNASUB‑FSU, qui représentent et défendent les collègues SG d’EPLE, ont saisi le ministre de l’Éducation nationale pour lui demander le retrait de cette disposition, qui mettrait à mal le caractère national des personnels, l’unité du service public d’éducation et les garanties statutaires des collègues.
Dans notre académie, de nombreux SG sont déjà confronté·es à des charges de travail considérables, à des injonctions multiples (État, collectivités), à des postes parfois isolés et à des conditions de travail très dégradées. Un transfert aux collectivités ne ferait qu’accroître ces pressions, tout en remettant en cause les cadres statutaires et la cohérence de leurs missions au sein de l’Éducation nationale.
Le SNASUB‑FSU Besançon s’inscrit pleinement dans la position nationale :
- refus du transfert des SG d’EPLE aux collectivités ;
- défense du caractère national de leurs missions et de leurs statuts ;
- exigence de moyens humains, de revalorisation et de reconnaissance de leurs responsabilités.
Vous pouvez retrouver le courrier national adressé au ministre sur le site du SNASUB‑FSU.
3 – S’informer, se défendre, se syndiquer
Information, conseil et accompagnement, revendications petites, moyennes et grandes : ne restez pas isolé·e, rejoignez notre réseau de solidarité et de lutte syndicale !
Organisons‑nous, TOUTES et TOUS au syndicat !
Pour (ré)adhérer dès à présent pour l’année 2025/2026 :
- téléchargez le bulletin d’adhésion correspondant à l’académie de Besançon sur le site du SNASUB‑FSU ;
- ou rapprochez‑vous directement de notre section académique.
Notre Mémento 2025‑2026 est disponible et mis à jour : n’hésitez pas à le demander à la section académique . Des infos nouvelles et les analyses complètes sont en ligne : https://snasub-besancon.fr/