
STOP à la SMICARDISATION de nos salaires !
Le niveau de nos rémunérations est désormais dans la tête de toutes et tous. Il impacte notre vie quotidienne. En l’absence d’une politique salariale digne de ce nom, nous subissons en tant qu’agent·es publics une smicardisation de nos références indiciaires.
La hausse du SMIC au 1er juin a placé le minimum légal à 1 867,02 € brut par mois.
Pour les agent·es publics, cela correspond à 380 points d’indice. Un·e agent·e ayant donc moins de 380 points est désormais sous le SMIC. Ceci tasse encore une fois l’amplitude de carrière des personnels, particulièrement scandaleuse en catégorie C, voire en B.
La catégorie A est encore épargnée dans ses échelons hors du SMIC (sauf chez les assistant·es ingénieur·es), mais ses pieds de grille ne se situent pas très loin, avec 77 € d’écart au-dessus du minimum légal pour les attaché·es, les ingénieur·es d’études et les bibliothécaires.

INDEMNITÉS :
une bombe à retardement pour nos retraites !
Été 2026 : le rapport de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale de l’administration,
dresse le bilan des indemnités et primes dans la fonction publique : « Selon leurs emplois et sauf exceptions, les primes et indemnités représentent entre 15 % et 40 % de la rémunération des agents titulaires de la fonction publique d’État ». C’est dire le poids grandissant de la part de notre salaire qui n’est pas pris en compte pour le calcul de notre pension et représente un terreau très fertile d’inégalités, notamment entre les femmes et les hommes…
CONTRACTUEL·LES :
une économie pour nos administrations
Souvent recruté·es au niveau le plus bas, certain·es contractuel·les perçoivent l’indemnité différentielle depuis le 1er novembre 2024, date du décrochage du minimum fonction publique d’avec le SMIC ; et elles et ils ne disposent pas des primes équivalentes à celles des fonctionnaires. Ce qui accroît les inégalités et la perte de pouvoir d’achat.
POUR VIVRE DIGNEMENT
de nos missions et métiers au service du public
Nous revendiquons des mesures de justice sociale :
→ La revalorisation des carrières et des rémunérations : reconstruction des grilles indiciaires, attribution uniforme de 80 points, augmentation de 20% du point d’indice ;
→ L’intégration des indemnités dans le traitement indiciaire ;
→ En urgence, le blocage des prix des carburants et des produits de première nécessité ;
→ La réindexation de la rémunération indiciaire sur les prix ;
→ Des plans de requalification des emplois occupés : que chacun·e soit rémunéré·e en fonction des missions confiées, dans toutes nos filières professionnelles.
