La revalo il nous la faut !

Tous en grève le mardi 26 Janvier

SALAIRES

LA MINISTRE :

« Un moment historique, qui marque le plus grand plan de revalorisations et de promotions des carrières scientifiques depuis des décennies.» Frédérique Vidal, le 12 octobre 2020

LA RÉALITÉ : un jeu de dupes !

■ Un point d’indice quasi-gelé depuis 20 ans (2 mois de salaire en moins/an) ;
■ Une revalorisation sur 7 ans qui scelle le déclassement du doctorat et le retard par rapport aux autres ministères ;
■ Une revalorisation quasi-exclusivement sous la forme de primes ;
■ Un salaire moyen des enseignant·es-chercheur·es et des chercheur·es à 63 % de la moyenne européenne ;
■ Une fausse requalification des emplois BIATSS qui ne concerne qu’une minorité de personnels.

EMPLOIS

LA MINISTRE :

« Notre pays ne compte pas assez d’enseignants-chercheurs ». Frédérique Vidal, le 1er décembre 2020

LA RÉALITÉ : une précarisation continue

■ Le plus haut taux de contractuel·les de toute la fonction publique d’État : 35% ;
■ Depuis 10 ans, un nombre d’enseignant·es-chercheur·es et d’enseignant·es titulaires qui baisse alors que le nombre d’étudiant·es a augmenté de 22% ;
■ 4 millions d’heures d’enseignement supplémentaires et plus de 130 000 vacataires payés en dessous du SMIC horaire ;
■ Des milliers de postes gelés (BIATSS, enseignant·es et enseignant·eschercheur·es) ;
■ Une loi de programmation de la recherche qui accentue encore le taux de contractuel·les et les inégalités.

RECHERCHE

LA MINISTRE :

« Le sous-investissement chronique dans notre recherche est tel que l’on peut parler d’une décennie perdue” » Frédérique Vidal, le 28 octobre 2020

LA RÉALITÉ : l’ambition n’est pas à l’ordre du jour

■ Une trajectoire budgétaire à 10 ans très insuffisante et insincère ;
■ Un doctorat toujours pas reconnu ;
■ Des financements récurrents insuffisants : 65 % des recherches effectuées dans des laboratoires dépendent des appels à projets ;
■ L’indépendance des scientifiques menacée par un renforcement de l’ANR, des appels à projets et du pilotage des thématiques de recherche.

CRISE SANITAIRE

LE PRÉSIDENT :

« Aucun jeune ne doit se retrouver sans solution » Emmanuel Macron, le 23 juillet 2020

LA RÉALITÉ : débrouillez-vous !

■ Des établissements fermés à la quasi-totalité des usagers depuis des mois ;
■ Une précarité psychologique et financière des étudiant·es, pas d’augmentation des bourses ni d’accès au RSA ;
■ Une surcharge de travail et un épuisement de tous les personnels pour faire face aux contraintes de la crise.

SERVICE PUBLIC DE L’ESR

LA MINISTRE :

« Ce que je souhaite au contraire, c’est un État stratège, qui puisse accompagner et soutenir les établissements » Frédérique Vidal, le 28 août 2019

LA RÉALITÉ : une égalité d’accès mise en cause

■ Une sélection toujours plus grande à l’entrée de la licence et du master ;
■ Des taux d’encadrement et des subventions de l’État qui varient du simple au double entre les universités ;
■ Une marchandisation croissante des formations ;
■ Des frais d’inscription qui augmentent sans cesse ;
■ La volonté de différencier les dotations des laboratoires avec le HCERES.

CONDITIONS DE TRAVAIL

LA MINISTRE :

« La République a noué un pacte des personnels avec ses scientifiques, ses chercheurs, ses enseignants-chercheurs, … » Frédérique Vidal, le 28 octobre 2020

LA RÉALITÉ : une dégradation des conditions de travail « La République a noué un pacte des personnels

■ Des restructurations incessantes qui déstabilisent les équipes de travail ;
■ Une désorganisation des conditions d’exercice des métiers ;
■ Une mise en concurrence et une injonction à l’excellence généralisée ;
■ Une souffrance au travail accentuée par un management néolibéral.

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE,
LE 26 JANVIER !

POUR LE SERVICE PUBLIC DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

LPR : le Conseil constitutionnel censure le délit réprimant l’intrusion dans les universités

Sois jeune et tais toi
S’introduire dans un établissement « dans le but de troubler la tranquillité » aurait été passible d’un an d’emprisonnement, voire trois si les faits avaient été commis en réunion.

Le Conseil Constitutionnel a censuré dans sa décision n° 2020-810 DC du 21 décembre 2020, ce lundi 21 décembre une des mesures les plus critiquées du projet de loi sur la recherche : disposition qui instaurait un délit réprimant l’intrusion dans les universités. Le Conseil Constitutionnel jugeant l’article 38 de « cavalier législatif » signifiant qu’il s’agit d’une mesure sans lien avec le texte initial.

L’article 42 est lui aussi censuré : il rendait toute intrusion dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement supérieur « dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre », passible d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende, et trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende si les faits avaient été commis en réunion. Cet article avait provoqué un tollé au sein de la communauté universitaire, qui l’avait dénoncé comme « liberticide ».

Les juges constitutionnels ont en outre émis une « réserve d’interprétation », il demande une clarification, sur un article créant de nouvelles voies de recrutement, des « chaires de professeurs junior ». Leur création n’est pas supprimée, mais cela empêchent les présidents d’universités d’interférer dans l’appréciation des mérites des futurs candidats à ces chaires.

Une nouvelle fois le gouvernement se fait taper sur les doigts par le conseil Constitutionnel, il se défendra que les dispositions retirées n’étaient pas de leur fait mais du zèle du sénateur Laurent Lafon (Union centriste) qui les avait été introduite lors de l’examen du texte au Sénat, mais les député.es LREM et le gouvernement les avaient confirmées lors de la seconde lecture.

LPPR, Réponse à Fanette Charvier

Réponse de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD de l’Université de Franche-Comté à Fannette Charvier, députée LREM du Doubs

La députée du Doubs Fannette Charvier, dans un communiqué daté du 24 septembre [1], exprime sa fierté d’avoir contribué à la loi de programmation pluriannuelle de la Recherche (LPPR). Selon elle, cette loi redonne des moyens, du temps et de la visibilité à la Recherche. Nous souhaitons revenir sur ces points et démontrer que cette loi va à l’encontre des objectifs visés.

Commençons par un panorama très bref de l’état actuel de l’université. Le nombre d’étudiantes et étudiants augmente et le budget ne suit pas. Le recrutement non plus. A l’université de Franche-Comté par exemple, entre 2011 et 2019, on observe une augmentation de 20% du nombre d’étudiants, une baisse de 5% en nombre de personnels, et un budget en baisse d’1,5%.

Donner du temps aux enseignants-chercheurs doit commencer par là : un recrutement massif de personnels statutaires pour répondre à cette hausse prévisible et prévue des étudiants. Actuellement, les universitaires croulent sous les heures complémentaires et autres tâches administratives en lien avec ce surplus d’étudiants, tandis que des milliers et des milliers d’heures de cours sont assurées par des vacataires. Les activités de recherche se font sur le temps libre, vacances comprises.

La recherche en miette

Pire, ce maigre temps dégagé en activité de recherche est en partie accaparé par le montage de dossiers de demande de financements pour effectuer cette même recherche. C’est la logique des appels à projets qui sont devenus l’alpha et l’oméga du monde du supérieur. Dans quel autre métier, faut-il quémander les moyens d’effectuer son travail dans de bonnes conditions ? Cette logique, un temps cantonné aux activités de recherche, atteint maintenant les activités pédagogiques et même, récemment, les rénovations des bâtiments. À différents niveaux donc, des personnes choisissent le ou la chercheuse qui aura les moyens de chercher, l’enseignant qui aura le matériel dernier cri et le campus qui sera rénové. Les autres devront se débrouiller sans. Concurrence, concurrence, concurrence.

Au niveau de la recherche, ces appels à projets sont principalement gérés par l’Agence Nationale de la Recherche. Or la loi prévoit de financer davantage cette agence et donc de renforcer cette logique. Logique délétère pour la recherche qui aggrave les inégalités entre chercheurs et laboratoires, qui renforce les phénomènes de mode, qui attaque l’indépendance des chercheurs et qui favorise le temps cours au temps long. Par exemple, Bruno Canard et son équipe, virologues spécialistes des coronavirus, avaient bénéficié de nombreux financements suite à l’irruption d’un virus de la famille de la Covid-19 en 2003. Le risque étant passé, les financements ont été coupés. Vision court-termiste dont on ressent les conséquences aujourd’hui. La communauté universitaire réclame un rééquilibrage important des financements par projets vers les financements pérennes.

Source : SNESUP-FSU

L’université manque de personnels, c’est criant. Seul le statut de fonctionnaire peut permettre de garantir l’indépendance nécessaire aux enseignants et aux chercheurs. Or la loi crée deux nouveaux contrats qui ne vont pas dans ce sens. Le premier est le CDI de mission scientifique. La durée de ce contrat est bien indéterminée, mais pas comme on le comprend usuellement. Ce contrat dure le temps du financement d’un projet et n’ira pas au-delà. Or la recherche sur un sujet ne dure pas que le temps de son financement, bien heureusement. En plus de la précarité de ce type de contrat, un personnel qui aura acquis des compétences pointues sur un sujet sera remercié du jour au lendemain. Recruter des talents, c’est bien. Les garder, c’est mieux. On est très loin des besoins de la recherche. Le deuxième contrat est appelé chaire junior. Il s’agit d’un contrat de chercheur avec une période d’essai pouvant aller jusqu’à six ans. Rappelons ici que la moyenne d’âge de recrutement pour un maître de conférences, premier grade du métier d’enseignant-chercheur ou enseignante-chercheuse est aux alentours de 33 ans. Repousser de 6 ans une titularisation pour un ou une chercheuse est une aberration. L’argument principal avancé par les défenseurs de cette loi (et ils sont rares) est l’attraction de nouveaux talents. Or les talents sont déjà là, ils postulent chaque année sur des postes statutaires et n’arrivent pas à les obtenir faute de recrutements. Pour un seul poste, il n’est pas rare d’avoir une centaine de candidatures. Le but de ce nouveau contrat n’est donc pas d’attirer l’excellence, mais bien de précariser les contrats pour obtenir une main d’oeuvre corvéable.

L’effort budgétaire vendu par Fannette Charvier et consorts est également malhonnête. Comme le soulignent les économistes atterrés [2], la hausse de 25 milliards ne se décompose pas en un supplément de budget annuel de 2,5 milliards pendant 10 ans, mais en une hausse linéaire, si bien que l’essentiel de la hausse intervient à la fin de la période 2021-2030. Seul le budget 2021 engage réellement le gouvernement puisque ce sera le dernier qui sera intégralement voté sous cette mandature ; la hausse réellement prévue pour l’an prochain est de 104 millions d’euros, soit… 0,4 % des 25 milliards annoncés. Autant dire que le gouvernement actuel ne montre pas l’exemple et c’est un très mauvais signe pour le futur. D’ailleurs le Conseil d’État juge la programmation sur dix ans « particulièrement longue et sans précédent ». Il souligne qu’avec « un tel horizon, la portée de la programmation des crédits budgétaires ne peut être que limitée, spécialement en fin de période ». Cette promesse sera soumise à des « aléas nombreux et croissants avec le temps ».

Cette loi va donc à l’encontre des souhaits de la communauté qui sont principalement : plus d’emplois statutaires pour faire face à la hausse du nombre d’étudiants et étudiantes, plus de financements pérennes pour garantir une recherche de qualité sur un temps long et un budget réellement au service de la recherche et non déversé aux entreprises privées via l’arnaque du crédit impôt recherche.

Concluons par la question posée par le Conseil économique, social et environnemental, troisième assemblée de la République, à propos de cette loi : « Peut-on soigner un système avec les outils qui l’ont rendu malade ? ».

[1] http://factuel.info/abonne/fannette-charvier/blog/communique-presse-fannette-charvier-suite-a-ladoption-projet-loi-pour
[2] Loi de programmation de la recherche: une loi de précarisation – Les économistes atterrés – Hugo Harari-Kermadec, Nicolas Pinsard, Raphaël Porcherot, Emma Tyrou – http://www.atterres.org/article/loi-de-programmation-de-la-recherche-une-loi-de-pr%C3%A9carisation

Monsieur le Président, retroussez-vous les manches !

Monsieur le Président, cher collègue,

En réponse à notre communiqué du 2 juin, vous avez organisé une conférence de presse le 5 juin. Il y avait urgence, en effet, selon vous à ne pas laisser se propager des inquiétudes infondées. Vous teniez donc à rassurer. Non pas le personnel de votre établissement mais les parents et les étudiants.

Mais rassurer sur quoi exactement ? Nous ne savons pas quelle sera la situation en septembre donc vous avez « choisi le pire comme hypothèse de travail ». Vous avez rappelé que généralement les amphis sont bondés et que les étudiants sont « collés les uns aux autres ». Vous avez parlé de rotations de groupes d’étudiants tous les 15 jours. Quand la journaliste vous a demandé si cela signifiait une capacité de 50%, vous avez répondu que « pas forcément, ça dépend ». Vous avez bien insisté sur le fait qu’il n’y a aucun chiffre précis pour l’instant mais vous avez opté pour « l’hybridation distancielle ».

Tout ceci est bien confus. Si le choix se porte sur 20% en présentiel cela signifie que la rotation ne se fera pas tous les 15 jours mais toutes les cinq semaines. À moins que les règles mathématiques n’aient évolué durant la période du COVID-19 ?

Que dites-vous aux étudiantes et étudiants et leurs familles qui s’interrogent : cela vaut-il la peine de chercher ou de continuer à louer un appartement ? Faut-il plutôt investir dans un ordinateur et un bon forfait internet ? Heureusement, vous vous êtes engagé à « fournir du matériel » aux étudiants.

Vous avez annoncé que vous alliez équiper l’université de matériel informatique dernier cri et de logiciels performants afin de diffuser les cours en direct sur internet ou sur un support. Cependant, vous avez exclu l’idée de démultiplier les groupes car cela impliquerait de payer plus d’heures aux enseignants. Vous avez également affirmé, comme si vous étiez un chef d’entreprise, que recruter plus de personnel était hors de question sinon vous alliez « couler » l’université. Il y a donc un choix budgétaire. Qui l’a fait ?

Vous semblez avoir oublié que le service SUP-FC c’est un seul personnel audiovisuel et trois ingénieurs pédagogiques pour accompagner l’ensemble des 1300 enseignants et enseignantes de l’établissement.

Vous avez évoqué le fait que le protocole a été élaboré avec l’ensemble des directeurs de composantes. Or, certains ont déjà exprimé leur désaccord. Le directeur de l’UPFR des Sports a démissionné de ses fonctions le 5 juin « dans la perspective de l’application prochaine des nouveaux statuts de l’UPFR » mais aussi « compte-tenu de la note de cadrage pour la rentrée 2020 ».

Vous demandez à vos services, à vos enseignants-chercheurs, à vos administratifs de « commencer à travailler » comme si votre personnel s’était arrêté pendant cette période. Faut-il vous rappeler l’inflation exponentielle du nombre d’heures de travail depuis le début de la crise sanitaire ? Certains ont même dû travailler pendant les congés que vous leur avez imposés. Heureusement, dites-vous, une écrasante majorité est dévouée et ne regarde pas son intérêt mais celui de la jeunesse. Nous espérons que vous ne visiez pas, en creux, les membres des organisations syndicales de votre établissement et que vous ne confondez pas dévouement à un service public de qualité avec dévouement à votre propre personne.

Nous vous rappelons également, Monsieur le Président, l’existence de deux principes fondamentaux : la liberté pédagogique et l’indépendance des universitaires. Vous ne pouvez pas imposer l’enseignement à distance à des collègues qui ne le souhaitent pas.

L’intersyndicale défendra toutes et tous les collègues qui nous feront part de pressions, de menaces ou de tentatives de culpabilisation.

Passer à un enseignement en mode distanciel peut être un choix réfléchi. En revanche, la voix de celles et ceux qui s’y opposent, comme à l’Université libre de Bruxelles, comme dans les universités allemandes ainsi que dans de nombreuses universités françaises, est pleinement légitime.

Tout dépend de la configuration des salles, dites-vous. C’est donc à vous de nous trouver ces salles supplémentaires, c’est donc à vous de nous fournir des chiffres précis.

Si vous daignez nous écouter, nous avons des suggestions à vous faire, car c’est cela le dialogue social, Monsieur le Président : écouter ce que les représentants des personnels ont à vous dire.

Oui, Monsieur le Président, le défi est énorme. Vous affirmez que  vous ne voulez pas décaler la rentrée contrairement à ce qui a été décidé à Rennes 2 et Lyon 2 ? Très bien, il est temps que vous commenciez à travailler.

C’est à vous qu’il incombe de permettre à tous les personnels de travailler et d’accueillir toutes les étudiantes et étudiants dans les conditions d’hygiène, de santé et de sécurité adéquates.

Une nouvelle fois, nous insistons pour que les solutions envisagées tiennent compte des dimensions sociales et pédagogiques tout autant que des impératifs strictement sanitaires. Comme vous le savez, l’OMS définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

Soyez convaincu, Monsieur le Président, cher collègue, de notre profond dévouement à l’égard de l’université, de ses étudiantes, étudiants et de son personnel,

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD de l’UFC

COVID-19 – Lettre ouverte au Président de l’UFC

Monsieur le Président, cher collègue,

Dans votre premier message du 13 mars, vous avez demandé aux personnels et étudiants de l’UFC de ne pas se rendre dans les locaux. Dans votre deuxième message du même jour, vous avez indiqué que les personnels devraient être présents lundi 16, mais qu’une reprise différée était tolérée jusqu’à mardi 17 au matin. Enfin, dans votre troisième message du 13, vous nous dites que les directeurs et directrices de composantes vont réunir les équipes pédagogiques.

Pourtant, lors du conseil d’administration de jeudi 12, vous avez indiqué qu’il y avait trois cas déclarés de Covid 19 à l’UFC, un agent et deux étudiants. Vous n’avez diffusé aucune information alors que le virus circule déjà parmi les personnels et que vous avez le devoir de veiller à la sécurité et à la santé des personnels et étudiants.

Nous ne pensons pas qu’il soit judicieux, dans ces circonstances, d’occasionner des déplacements, de réunir les personnels ou de leur demander de se rendre à leur poste de travail. Aussi, nous vous demandons instamment de décréter une fermeture administrative de toute l’UFC. Ni les personnels BIATSS, ni les chercheurs, enseignants-chercheurs et enseignants ne sont immunisés.

Concernant la continuité pédagogique, vous nous invitez à utiliser la plateforme moodle, mais il ne s’agit que d’un support pédagogique et non d’un dispositif susceptible de remplacer les cours, travaux dirigés et travaux pratiques.

Nous attendons de votre part une décision concernant la validation des diplômes.

Nous demandons également que la fermeture de l’université n’affecte pas le paiement des vacataires et des étudiants en CEE dont les heures étaient déjà prévues et provisionnées.

Enfin, cette fermeture aura un impact sur l’élection de votre successeur ou successeuse. Nous suggérons que vous demandiez à être nommé administrateur provisoire de l’UFC après la fin de votre mandat pour la durée de la crise sanitaire.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, cher collègue, l’expression de notre pleine et entière détermination à défendre les droits et la santé de nos collègues,

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD de l’UFC

Pour l’avenir de nos retraites

Pour l’avenir des retraites et contre la régression sociale,
On Continue !

Le 10 décembre toutes et tous en grève et dans les manifestations !

Les raisons de poursuivre et d’amplifier le mouvement après la réussite de la grève et des manifestations du 5 décembre !

Le 5 décembre, nous étions très nombreuses et nombreux en grève et plus d’un million à avoir manifesté dans les rues de nos villes contre le projet de réforme MACRON/DELEVOYE.
Dans nombres d’établissements et services de nos secteurs professionnels, les personnels ont décidé de poursuivre la mobilisation
sous diverses formes : assemblées générales, nouvelles manifestations – le samedi –, reconduction de la grève…
Pourtant, le gouvernement choisit de s’entêter à vouloir imposer son projet, y compris en expliquant que nous l’aurions mal compris !
Au lieu de consolider un système solidaire par répartition, le dispositif envisagé enfermerait le calcul des pensions dans un carcan d’austérité, les fameux 14 points du produit intérieur brut (PIB).
Le financement des retraites à la hauteur des besoins en la matière est pourtant possible : nous ne vivons pas dans un pays pauvre ou ruiné. Une autre répartition des richesses produites permettrait de satisfaire aux dépenses de retraites, au profit des salarié·es et des retraité•es actuel•les.

C’est cette exigence de justice sociale que notre mobilisation résolue doit faire entendre !
Les intentions gouvernementales prévoient ainsi l’affaiblissement généralisé des montants versés aux retraité·es des générations à venir.
Dans la fonction publique, il remettrait en cause le principe du droit à la carrière par l’abandon du calcul de la pension sur le traitement indiciaire perçu les 6 derniers mois c’est à dire sur la meilleure rémunération. Conséquence directe : une baisse assurée des pensions !
La prise en compte des indemnités censées compenser ce calcul défavorable traduira de fait les inégalités en matière de primes perçues
durant la carrière en inégalités de montants des pensions versées. À fortiori dans un contexte indemnitaire marqué par l’existence de primes de fonction (l’IFSE) dépendant des affectations et missions confiées voire de prime au mérite, existante (le CIA) ou à venir.
De plus, les discriminations salariales entre les femmes et hommes – qui sont encore de plus de 13 % – continueraient d’aggraver les inégalités des pensions versées.

Enfin, le projet d’instaurer un « âge d’équilibre » fixé à 64 ans aboutirait à reculer encore l’âge de départ donnant droit à une retraite à taux plein. C’est un recul à peine déguisé du droit au départ en retraite.
Tout ceci ferait voler en éclat des règles collectives favorables aux agents et sommerait chaque personnel d’agir « individuellement »
contre la paupérisation de sa future pension !
Ce projet gouvernemental n’est pas acceptable, il doit être abandonné !
L’intersyndicale interprofessionnelle a décidé d’un nouveau temps fort de mobilisation unitaire pour permettre de faire converger toutes les modalités de poursuite du mouvement qui sont décidées par les personnels mobilisés.
Pour gagner, pour que le gouvernement retire son projet funeste pour nos retraites, pour au contraire imposer la revalorisation des salaires et une amélioration de notre système de pensions déjà bien dégradé depuis
les réformes de 2003 et 2010.

Pour gagner, amplifions la mobilisation !
Mardi 10 décembre 2019, dans l’unité et la solidarité
toutes et tous à nouveau en grève et dans les manifestations !

Et participons toutes et tous, dans les établissements et services de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et dans les bibliothèques, aux assemblées générales.

amplifions la mobilisation le mardi 10 décembre
et participons toutes et tous, dans les établissements et services de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et dans les bibliothèques aux assemblées générales.
Dans l’unité et la solidarité, toutes et tous à nouveau en grève et dans les manifestations !

  • Besançon – 14H00 Place de la Révolution
  • Vesoul  – 16h00 Place Renet
  • Montbéliard – 14H00 Champ de Foire
  • Dole : 10h30 Place de la Sous Préfecture
  • Saint Claude : 10h30 Rue du Pré
  • Lons le Saunier : Place la Liberté
  • Belfort : 10h00 Maison du Peuple

Jeudi 5 décembre, à fond dans l’action pour les retraites !

Jeudi 5 décembre : toutes et tous en grève et dans l’action !

Les organisations syndicales et de jeunesse s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel.

L’émergence et la construction de luttes dans les différents secteurs professionnels, montrent la nécessité d’apporter des réponses aux salarié-es en termes d’emploi, de salaires, d’égalité entre les femmes et les hommes, de conditions de travail… Autant de sujets qui sont étroitement liés aux questions de la retraite et que l’actuel projet de réforme gouvernemental aggravera.

Les organisations vont initier et impulser des assemblées générales sur les lieux de travail et d’études, des débats publics sur tout le territoire, des interpellations des élu-es locaux et nationaux, des initiatives de sensibilisation de toute la population pour échanger sur la réforme et sur les modalités d’actions et de riposte collective.

Les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, F0, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) appellent l’ensemble des salarié-es du secteur privé comme du secteur public, des retraité-es, des privé-es d’emploi, des jeunes, à une 1ère journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 décembre 2019.

Communiqué interprofessionnel national
Montreuil, le 16 octobre 2019

Nos rendez-vous en Franche-Comté :

Besançon :

Rassemblement place de la Révolution à 10h30

Départ de la manifestation à 11h

AG amphi Cloché ( fac de lettres Mégevand ) à 14h

Montbéliard :

Départ de la manifestation à 14h du Champ de Foire

Audincourt  :

AG centre social des Forges à 10h

Pontarlier :

Appel à manifester à Besançon; départ en bus de Pontarlier, parking de la gare 10h précises

Vesoul :

10h – Rond point du Leclerc Express

Lons le Saunier :

14h30 – Place de la Liberté

Dole :

10h30 – Place de la Sous-Préfecture

Saint Claude :

10h30 – Rue du Pré

Belfort :

10h – Maison du Peuple

Ouverture des BU le samedi oui, mais !!!!

L’extension de l’ouverture des bibliothèques aux samedis et samedis après-midi est certes une revendication étudiante de longue date, et devient aujourd’hui une demande officielle de la présidence de l’UFC, à court et moyen terme toutes nos sections seront concernées.
Ce type de décision ne peut se prendre isolément pour une BU car celle-ci impactera obligatoirement toutes les sections. Pour le SNASUB-FSU, une elle décision doit se prendre dans la plus grande concertation.
Nous rappelons aussi que le service commun de documentation est déjà le service le plus ouvert de l’université (moyenne d’ouverture de 50h40 par semaine des dix bibliothèques
du réseau, dont une faisant deux nocturnes par semaine sans personnel qualifié présent, ce que le SNASUB-FSU déplore fortement).
Le SNASUB-FSU n’est évidemment pas opposé à cette demande légitime mais la réalisation de celle-ci doit répondre, selon nous, aux exigences suivantes :

  • qu’elle corresponde à un réel besoin social des usagers
  • ouverture des restaurants universitaires pour les agents et aussi pour permettre à notre public de pouvoir déjeuner ou sinon d’une « prime de panier » pour le repas des personnels.
  • mise en place d’une astreinte informatique par le CRI et que l’agent de permanence ait connaissance par un affichage du planning des personnes d’astreinte ainsi que les numéros à appeler en cas de problèmes informatiques, car la place du numérique dans nos ressources est devenue prépondérante, nous refusons d’ouvrir pour offrir un service dégradé à notre public, qui contribuerait à déprécier nos métiers.
  • d’accord pour valoriser le service public, mais cela passe par une valorisation de notre travail. Répondre aux besoins de l’usager, oui mais avec les moyens humains et financiers
    idoinesNous refusons que le maximum de 4 samedis par agent et par an soit dépassé.
  • Nous exigeons aussi qu’un agent (qu’il soit fonctionnaire de catégorie A,B,C ou contractuel) posté le samedi, le soit pour le samedi complet sur une amplitude horaire de 6 heures minimun. Il devra bénéficier de compensations de son choix :
  • soit par une double récupération 1 heure de travail = 2 heures récupérées
  • soit par une récupération de ces heures travaillées + 1 prime sur une base forfaitaire égalitaire établi sur le salaire médian de 1710 euros net par mois multiplié par deux.

UBFC Quel avenir !

Communiqué des syndicats FSU de l’UB et l’UFC

mercredi 23 janvier 2019

Les présidents Alain Bonnin et Jacques Bahi ont réuni chacun leur «grand congrès» lundi 21 janvier pour présenter le projet de plan de sauvetage de l’I-SITE et de l’avenir de la politique de site en Bourgogne Franche-Comté.

Le SNASUB-FSU, le SNCS-FSU et le SNESUP-FSU se sont toujours prononcé contre la vision autoritariste du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche qui contraint les universités à une marche forcée vers les COMUE au lieu d’associer les personnels et les étudiants. Alors que la communauté universitaire, par le biais du CNESER du 17 septembre, s’est opposée au projet d’ordonnance relative à «l’expérimentation de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement ou de fusion des établissements d’enseignement supérieur et de recherche» (46 contre, 9 pour et 8 abstentions), les responsables de nos établissements s’engouffrent dans ces ordonnances pour conserver l’I-SITE, répondant ainsi au chantage aux financements exercé par les jurys internationaux des PIA (Projets d’Investissement d’Avenir) missionnés par les politiques. Ce projet d’ordonnance fait clairement apparaître la volonté de limiter la représentation des personnels et constitue une nouvelle attaque contre la démocratie universitaire, à l’opposé de la collégialité et d’une régulation nationale.

La solution choisie sur notre territoire serait «un modèle fédéral unique» construit à partir du volet «COMUE expérimentale» dans le texte de l’ordonnance. Une fois que nos établissements rentreront dans la logique d’établissement expérimental, il n’y aura plus de retour en arrière possible.

Au cours de ces «grand congrès», plusieurs propositions de transformation nous ont été présentées, nous n’en reprenons qu’une partie dans ce communiqué :

  • Organiser une élection tournante tous les 4 ans de la présidence d’UBFC entre un membre issu de l’uB et un membre de l’UFC. Création d’une Vice-Présidence CA de l’UBFC pour l’Université qui n’a pas la présidence.
  • Le VP CAC serait un enseignant chercheur de rang A issu des autres établissements. La présidence du conseil académique qui décidera des crédits récurrents des laboratoires, de la politique de recrutement de tous les postes dans le périmètre de l’I-SITE, pourrait être un membre d’une école privée, et en tout état de cause, ne serait plus un universitaire.
  • «nul ne pourra être candidat sur une liste à l’échelle fédérale s’il n’est pas membre élu de l’instance similaire à l’échelle de son établissement». On reste sidéré par cette mesure qui va à l’encontre du principe de non-cumul des mandats.
  • Donner la tutelle des UMR, ainsi que les crédits récurrents à distribuer, à la COMUE. Ces mesures reviendraient de fait à confier la politique de recherche à cette dernière, avec des établissements transformés en collèges universitaires. Sans oublier la composition des comités de sélection qu’il est prévu de déléguer à la COMUE, ce qui peut être lourd de conséquences en termes de recrutements.

Toutes ces nouvelles mesures ne doivent pas faire oublier l’essentiel, à savoir que la logique des PIA (donc de l’I-SITE et des COMUE) est la construction de périmètres d’excellence, que les établissements doivent abonder, puisqu’ils s’y sont engagés pour récupérer les intérêts du grand emprunt. Il en résulte un assèchement pour tout le reste de l’université et donc une perte pour la pluridisciplinarité. Cet assèchement se propage à l’enseignement, l’obligation de redéploiement des postes vacants en direction des axes de l’I-SITE se faisant au détriment de formations à fort effectifs. On essaye de nous faire croire à la théorie du ruissellement, mais nous ne sommes pas dupes : certains ont trop d’argent et ne savent pas comment le dépenser, tandis que d’autres n’ont plus les moyens d’assurer leurs formations et leurs missions. Le contraste est fort entre les moyens alloués aux «initiatives innovantes» et les restrictions budgétaires que subissent les établissements… Il s’agit de deux systèmes étanches : d’un côté financement de projets «ambitieux» (qui souvent riment avec creux), de l’autre gel de postes et formations au pain sec.

Le problème n’est donc pas selon nous de compter les bons points entre les réussites et les échecs de la COMUE, ou de s’accrocher à l’I-SITE qui de toute façon sera limité dans le temps. Ne serait-il pas plus judicieux de nous interroger sur le modèle que nous voulons pour l’Université ? Est-il est pertinent d’assécher financièrement des pans entiers de la recherche, de sacrifier l’enseignement de certaines disciplines, de contraindre les enseignants-chercheurs à passer l’essentiel de leur temps à répondre à des appels d’offre pour espérer exercer leur métier ?

Fusion or not fusion

Dans leur communication commune du 18 octobre 2018, Alain BONNIN, président de l’Université de Bourgogne et Jacques BAHI, président de l’Université de Franche-Comté manient l’ambiguïté tout au long, un chef d’œuvre de langue de bois. Est-il aussi urgent de faire évoluer une structure, la COMUE, qui n’a que 3 ans d’existence ? Que faut-il déduire de cette communication qui exclu un des principaux acteurs, le président de la COMUE, Nicolas CHAILLET ?

Ce texte amène plus de questions et charrie plus d’inquiétude qu’il ne répond au problème actuel de la COMUE UBFC. Le SNASUB-FSU de Besançon, aurait souhaitez que l’on fasse un bilan de la COMUE avant même qu’on ne se lance dans une nouvelle aventure que la loi ESSOC (Loi pour un État au Service d’un SOciété de Confiance, loi dite du « droit à l’erreur » du 10 août 2018 (Loi 201-727) va permettre de déroger et expérimenter, d’autant que les ordonnances qui doivent en découler ne sont toujours pas publiées. Nous nous méfions de cette fausse urgence que la communication bilatérale des président de l’UB et de l’UFC tentent de nous vendre.

Par ailleurs comment ne pas s’interroger quand les deux protagonistes de ce texte qui n’ont eu de cesse l’un après l’autre de mettre des bâtons dans les roues de la fragile COMUE, se retrouve aujourd’hui pour amplifier les désastres que l’autonomie des universités (LRU) et lois suivantes ont amplifiées (RCE, Loi Fioraso). Ne nous méprenons pas, le SNASUB-FSU n’a pas changé d’avis, il est toujours contre cette COMUE, mais elle est là alors nous refusons qu’une nouvelle fois l’ambition de certain n’emmène la très grande majorité dans l’ornière. Car la COMUE, comme nous l’avons toujours dit n’est que l’antichambre de la fusion, et cette nouvelle étape est la dernière lame pour déstructurer ceux qui reste de la collégialité et de l’Université française.

En fin pour terminer : Fusion or not fusion car cette communication laisse planer ce doute

Ci joint la communication du Duumvirat : Communication officielle des presidents uB et UFC 18102018.